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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 22:15

 

AppelaBenevoles_STOTNC.jpg

 

Compter les oiseaux, une activité en vogue…

Le programme STOT-NC est un programme de suivi des populations d’oiseaux terrestres de Nouvelles Calédonie lancé par la SCO (Société Calédonienne d’Ornithologie) en 2010. Ce programme consiste à compter les oiseaux terrestres, grâce à un protocole standardisé, à travers tout le territoire grâce à l’implication d’un réseau de bénévoles formés. L’objectif final est de pouvoir donner des indicateurs de santé des populations d’oiseaux terrestres de Nouvelle Calédonie et ainsi de mieux les protéger sur le long terme.

Afin de constituer ce réseau de bénévoles la SCO propose depuis deux ans un programme de formations à l’identification (visuelle et auditive) des oiseaux, destinées à tous ceux qui souhaitent s’investir dans ce programme. Les formations sont en effet gratuites et ouvertes à tous, quelque soit le niveau de connaissance initial sur les oiseaux. Bien sûr il est par contre indispensable d’avoir une bonne dose de motivation et de passion pour la nature calédonienne !

Pour la troisième année consécutive donc, la SCO propose une série de journées de formation qui seront dispensées en Province Sud mais aussi en Province Nord. Le programme se divise en 4 sessions réparties entre les mois de mars et septembre ; toutes sont obligatoires et permettent un apprentissage progressif et régulier des chants d’oiseaux et du protocole de suivi. Chaque session se déroule sur la journée du samedi (et sur le week-end entier pour la 3ème session) et est composée d’une partie en salle et d’une sortie sur le terrain dont le lieu varie à chaque session.

Si vous êtes intéressés pour participer à ces formations ou si vous souhaitez obtenir des informations complémentaires, vous pouvez contacter la SCO au 23.33.42 ou à l’adresse mail stot.nc@sco.asso.nc.

Attention les inscriptions seront clôturées le 1er mars 2013.

 

 Calendrier prévisionnel des dates des formations STOT-NC 2013

 4 Sessions Province Sud

n°1 16/03/13

n°2 01/06/13

n°3 27 et 28/07/13

n°4 14/09/13

4 Sessions Province Nord

n°1 13/04/13

n°2 08/06/13

n°3 10 et 11/08/13

n°4 28/09/13

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 19:55

michel ua huka oct08 2

Je suis le chat qui s’en va tout seul et tous lieux se valent pour moi. Hommage à Michel Pascal 

Nous apprenons avec tristesse la disparition soudaine, à l’âge de 65 ans le 5 Janvier, de Michel Pascal, directeur de recherche à l’INRA. Un personnage inclassable, quelque part entre Georges Brassens et le commandant Charcot. Derrière la barbe et la bouffarde, se cachait avec tact et humilité un chercheur innovant et créatif, l’un des meilleurs spécialistes internationaux des invasions biologiques. Avec son équipe, il a été pionnier en France dans la lutte contre les prédateurs introduits envahissants dans les écosystèmes insulaires (rongeurs en particulier), ainsi que dans l’évaluation de l’impact sur les écosystèmes natifs: des îlots bretons aux îles Lavezzi (Corse), de la Guadeloupe à la Tunisie, la liste des réalisations anciennes ou récentes de « ratator » est longue, et force le respect.

 

Ua Huka (Marquises) octobre 2008

 

Dans le Pacifique, il fût de l’expédition menée en 2005 par Jean-Louis Etienne sur l’atoll de Clipperton, ainsi que de l’expédition Santo 2006 (MNHN), au Vanuatu. Il travaillait beaucoup en Polynésie, en coopération avec la société d’ornithologie (SOP- Manu), qui organisa notamment en Octobre 2008 une mission de 3 semaines sur l’île d’Ua Huka (Marquises), pour la dératisation de l’îlot Teuaua (conservation de la Sterne fuligineuse ; mission incluant la SCO). En Nouvelle-Calédonie, son équipe a participé à la planification de l’éradication des rongeurs introduits sur l’île Surprise (programme IFB 2001-2003 de F Courchamp CNRS). Michel Pascal sera en 2005-2006 l’un des référents de l’expertise collégiale « espèces envahissantes » (IRD). C’est avec disponibilité et simplicité qu’il a soutenu depuis 2009 le travail de la SCO: conseils techniques, relectures de rapports, stockage à son laboratoire, puis caractérisation génétique des échantillons de rongeurs (pour le plan de biosécurité des îlots dératisés). Nous travaillions ensemble à son implication dans l’étude de faisabilité de l’éradication de la Souris domestique sur l’île Longue (Chesterfield).

 

La biodiversité de Nouvelle-Calédonie perd un de ses meilleurs défenseurs. L’un des trop rares chercheurs à avoir dénoncé le désastre écologique de la destruction des espèces endémiques de la Grande Terre par l’exploitation minière et les espèces invasives. Car « ratator » avait la franchise de ses convictions, assumant le débat de société difficile et souvent public relatif aux espèces envahissantes, et plus largement à la protection de la Nature. Rappelons aussi son action pour la protection des cétacés à la Commission Baleinière Internationale, ou encore pour la réserve naturelle des Terres Australes, comme président du comité de l’environnement de l’Institut polaire français Paul Emile Victor (IPEV). Nombreux sont les naturalistes associatifs, notamment outre-mer, à avoir apprécié ce directeur de recherche atypique et chaleureux, grand amoureux des îles. Passer une soirée à bavarder avec Michel était l’occasion de se coucher un peu moins bête. C’est bien l’homme que nous tenons à saluer ici, et à remercier pour son action. Le « polaire » si attaché aux Terres Australes (ancien hivernant aux Kerguelen), le voyageur curieux de tout fait d’un bois ultramarin aux racines insulaires, de ceux « un peu rustique un peu brut, dont on fait n’importe quoi sauf naturellement les flûtes » comme dit la chanson. Nuls doutes que nous serons nombreux à suivre autant que faire se peut sa trace, celle d’un engagement ferme passant par les chemins rigoureux de la connaissance, pour la protection de la Nature et le respect des beautés de notre planète.

Quelques références liées aux travaux de Michel Pascal (non exhaustif):

 

Pascal M. 1980. Structure et dynamique de la population de chats harets de l'archipel des Kerguelen. Mammalia, 44 (2), 161-182

Pascal M. 1983. L'introduction des espèces mammaliennes dans l'archipel des Kerguelen (Océan Indien Sud): impact de ces espèces exogènes sur les milieux insulaires. Comptes rendus de la Société de Biogéographie, 59 : 257-267

Pascal M. 1994 « Je suis le chat qui s'en va tout seul et tous lieux se valent pour moi ». Le Courrier de l'Environnement de l'INRA, 23 : 68-70 

Chappuis JL, Barnaud G, Bioret F, Lebouvier M et Pascal M. 1995. L’éradication des espèces introduites : un préalable à la restauration des milieux insulaires. Cas des îles françaises. Natures, Sciences, Sociétés, Hors Série, pp 51-65. 

Lorvelec O et Pascal M. 2005. French attempts to eradicate non-indigenous mammals and their consequences for native biota, Biological Invasions, 7 : pp 135-140 

Lorvelec O et Pascal M. 2006. Les vertébrés de Clipperton soumis à un siècle et demi de bouleversements écologiques. Revue d’écologie La Terre et la Vie, vol 61, pp 135-158 

Pascal M, Lorvelec O et Vigne JD. 2006. Invasions biologiques et extinctions : 11 000 ans d’histoire des vertébrés en France. Belin. 350 p

Pascal M, Lorvelec O, Barré N et de Garine-Wichatitsky M.2008. Espèces allochtones d'Espiritu Santo. Premiers résultats de l'expédition Santo 2006. Journal de la Société des Océanistes, 126-127,pp187-193

Pascal, M., Lorvelec, O., Bretagnolle, V. Culioli, J.M. 2008. Improving the breeding success of a colonial seabird: a cost-benefit comparison of the eradication and control of its rat predator. Endangered Species Research, 4, 267-277.

Pascal M. 2009. Les invasions biologiques : comprendre pour maîtriser, avant propos au dossier n°65, Octobre décembre 2009, revue "Pour la Science", avec plusieurs autres articles

 

Sur la Nouvelle-Calédonie

Pascal M, Barré N, de Garine-Wichatitsky M, Lorvelec O, Fretey T, Brecia F et Jourdan H.2006. les peuplements néo-calédoniens de vertébrés : invasions, disparitions, in les espèces envahissantes dans l'archipel néo-calédonien- expertise Collégiale, 2nde partie - IRD pp 111-153

Pascal M, Richer de Forges B, Le Guyader H, et Simberloff D. 2008. Mining and others threats to the New Caledonia biodiversity hotspot, Conservation biology, vol 22, n°2, pp 498-499

Richer de Forges B et Pascal M. 2008. La Nouvelle-Calédonie, un "point chaud" de la biodiversité mondiale gravement menacé par l'exploitation minière. Journal de la Société des océanistes, 126-127, pp 95-111

Pascal M et Richer de Forges B.2009. la biodiversité de Nouvelle-Calédonie menacée . Revue" Pour la Science" n°384, Octobre 2009, pp40-50.

 

Voir aussi le documentaire "Les rats , pirates des îles". PE Chaillon et E Vidal. 2010. CNRS Images.



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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 01:09

La SCO initie un projet d’envergure qui doit permettre de suivre l’évolution de l’abondance des oiseaux terrestres du territoire grâce à l’implication de tous les calédoniens.

Compter les oiseaux, à quoi ça sert ?

Parler de l’évolution des populations d’oiseaux, c’est comme parler de la météo : « Avant il y avait plus de Notous », « de mon temps on ne voyait pas tous ces Bulbuls dans les rues de Nouméa »... Chacun y va de sa petite observation, mais difficile de dire quelle est réellement l’évolution des effectifs de tous ces oiseaux. Pourtant, mesurer de manière fiable l’évolution des populations d’oiseaux au cours du temps c’est possible... et même indispensable si on veut avoir une idée de l’état de notre biodiversité ! En effet, les oiseaux étant le plus souvent au sommet des chaînes alimentaires, l’évolution de l’abondance de leurs populations peut nous renseigner sur l’évolution globale des espèces et des milieux auxquels ils sont associés. Dans le contexte exceptionnel de biodiversité de la Nouvelle Calédonie, la mise en place de ce type d’indicateur est un objectif fort qui doit nous permettre de mieux protéger ce patrimoine naturel unique.

Un réseau dAppelaBenevoles_STOTNC.jpge bénévoles pour compter les oiseaux ?

Un des objectifs de la SCO est d’impliquer un réseau de bénévoles qui prendra en charge chaque année une partie des comptages. En effet, la participation citoyenne d’amateurs non-spécialistes multiplie de manière conséquente la collecte d’informations sur le terrain. C’est une solution indispensable à la mise en place de suivis à grande échelle et à long terme. De plus, cela permet à chaque citoyen de contribuer à l’avancée des connaissances et d’agir pour l’environnement.

Les comptages ont lieu une fois par an. Chaque bénévole du réseau se voit attribué un carré de 2km de côté, dans lequel il est chargé de faire 10 points d’écoutes. L’investissement de chaque bénévole est donc seulement d’une matinée par an... mais plus les bénévoles seront nombreux plus les résultats seront pertinents ! L’idéal serait d’avoir un réseau de points qui couvre tout le territoire.

Comment fait-on pour compter les oiseaux ?

Pour compter les oiseaux, il faut bien sûr savoir les reconnaître : soit visuellement soit par le chant. Les suivis sont basés sur la méthodologie dite des points d’écoute qui consiste à compter tous les oiseaux vus et entendus autour d’un point pendant une durée fixe. Les bénévoles doivent donc avoir les connaissances nécessaires pour réaliser cet exercice.

Des formations à la reconnaissance des oiseaux à partir du mois de Mars.

C’est pour cette raison que la SCO propose à partir du mois de mars une série de formations à la reconnaissance des oiseaux, destinée à tous ceux qui souhaitent rejoindre le réseau de bénévoles. Ces formations sont gratuites et ouvertes à tous quelque soit leur niveaux de connaissance initial sur les oiseaux. Des petites séances de formation seront également proposées spécifiquement pour les enfants. En effet, ce genre de suivi n’est efficace que s’il s’inscrit dans le temps et ce sont donc les enfants d’aujourd’hui qui prendront le relais dans 10, 15 ou 20 ans.

 

Donc que vous habitiez en ville, en tribus, ou dans les îles... si les oiseaux ne vous laissent pas indifférent, c’est le moment d’aller les compter !!

 

PB060225

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 22:25

Pour découvrir des vidéos étonnantes sur notre Corbeau calédonien et son utilisation des outils, cliquez sur le lien suivant ! (tout en anglais)

link

 

Corbeau-cal-donien-2---TO.jpg

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 04:15

Deux ornithologues en mission pour le Museum National d'Histoire Naturelle de Paris, ont parcouru la Grande Terre durant une quinzaine de jours. Messieurs Eric Pasquet et Jean-Claude Thibault ont effectué une mission dans le cadre d'un programme de recherche sur les oiseaux du Pacifique. L'objectif était la capture d'espèces calédoniennes à l'aide de filets afin d'effectuer des prélèvements (plumes, échantillons sanguins) et des mesures biométriques. Cette mission a notamment permis de capturer, mesurer et photographier le Merle des îles Turdus poliocephalus xanthopus, une sous espèce endémique de Nouvelle-Calédonie dont il ne subsiste qu'une seule petite population sur le territoire, que personne ou presque n'avait revu jusqu' ici depuis 30 ans ! Cet oiseau à large répartition en Australasie était d'après les articles des ornithologues du 19ème siècle autrefois abondant à travers tout le territoire. On lui connaissait 3 sous espèces endémiques calédoniennes, une à Maré, une à Lifou et une sur la Grande Terre. Les deux premières n'ont pas été observées depuis des décennies et sont malheureusement peut être aujourd'hui éteintes...avis néanmoins aux observateurs prêt à prospecter les îles Loyauté ! La dernière sous espèce ne subiste plus que sur une île du Nord du territoire, où nous nous sommes rendus, avec un garde nature de Koumac Jurgend Whala- Windi, et Jean-Jérôme Cassan, du service environnement de la province Nord (Koné). L'espèce y avait été retrouvée en 1978 par l'abbé et ornithologue René de Naurois, puis en 2005 par Julien Baudat-Franceschi pour la SCO. Les inventaires réalisés cette année par prospections à la repasse (en utilisant un enregistrement de cris d'alarme de la même espèce fait en Nouvelle-Guinée) ont permis de déterminer que l'ultime population relictuelle de Nouvelle-Calédonie est de l'ordre de trente couples. Une campagne de piégeage menée durant cette mission a montré que l'île est libre de Rat noir Rattus rattus, ce qui contribue très probablement à expliquer pourquoi elle ne subsiste plus aujourd'hui qu'à cet endroit. La SCO, en partenariat avec la province Nord et avec l'appui scientifique du Museum, va dans le futur tâcher d'oeuvrer au mieux à la sauvegarde de cet oiseau, avec les habitants de l'île. Ceux ci prénomment d'ailleurs l'espèce le "Dek-men" et témoignent pour beaucoup d'entre eux de son déclin sur l'île du fait des feux de brousse incontrôlés...un autre facteur ayant probablement contribué à sa disparition de la Grande Terre et des Loyauté, en combinaison avec l'arrivée du Rat noir Rattus rattus et du Chat Felis cattus. Cette sous espèce endémique du Merle des îles est un des oiseaux les plus rares et les plus menacés du territoire, sa dernière population étant très petite et donc très vulnérable.  

Merle des îles Turdus poliocephalus xanthopus (Nouvelle-Calédonie)
Photos : SCO / J. Baudat-Franceschi - Décembre 2009

merle-copie-1

merle2

aile merle

milieu merle1 Forêt littorale dense et lianescente, biotope du Merle des îles

milieu merle2 Forêt secondarisée et dense, un autre biotope du Merle des îles

repasse Séquence de repasse par JC Thibault et E Pasquet (MNHN)

groupe_merle2-copie-3.jpg
L'avenir de cette espèce en Nouvelle Calédonie est entre les mains des habitants de la province Nord et leurs institutions. La SCO, avec l'appui scientifique du Museum, souhaite apporter son expertise pour la mise en oeuvre de mesures de conservation favorisant cette espèce, en particulier pour minimiser les risques d'introduction du Rat noir Rattus rattus sur l'île et poser les base de mesures de gestion ciblant le biotope des derniers couples reproducteurs connus. L'implication et l'accord des habitants et des autorités coutumières sont essentiels pour la réussite future d'un tel travail.

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 04:19


La SCO a animé une demi-journée de découverte des oiseaux de la Chaîne, le 22 octobre, dans le cadre d'une formation d'animateurs à Tendo (Hienghène). Ces 10 jours de formations étaient organisés par l'Association Calédonienne pour l'Animation et la Formation, le Centre d'Initiation à l'Environnement et Dayu Biik à l'attention d'une quinzaine de personnes du secteur Hienghène et Puebo, en formation continue d'animation sur le thème : Initiation à la découverte de l'environnement et mise en place d'activités de pleine nature "stage Chaîne". Une premièreà laquelle la SCO a répondu présent : sortie oiseaux et lecture de paysage autour de la la tribu de Tendo puis diaporama sur les oiseaux de la Chaîne et leur problématique de conservation. Une bonne expérience à renouveler !




Visonnez l'album photo complet de cette journée :

FormationTendo FormationTendo
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 02:49

Double sauvetage en ce début de semaine à Poindimié !

Un Martin-chasseur, retrouvé légèrement blessé (et trempé) dimanche 18 octobre à la tribu de Pombeï (Touho), a été relâché lundi à Poindimié après une bonne nuit de séchage et quelques points de sutures administrés par Olivier Vilain, vétérinaire à la DDEE Province Nord de Poindimié.

(non, ce n'est pas une roussette !)


Puis c'est un Pétrel de Tahiti, probablement un jeune,  qui a été trouvé le lendemain dans les alentours de Poindimié et apporté au même vétérinaire. En bonne forme, il a été relâché avec succès ce mardi midi depuis les hauteurs du plateau de Tié, grâce au relais de Martin Brinkert (photos : "échauffement"... à vos marques, prêt... lâcher !).






Merci aux sauveteurs et bénévoles !

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 06:40

La SCO a participé à une mission sur l'île Walpole, du 14 au 26 septembre dernier. Eric Beauducel (réalisateur) et Jean-Louis Gerö (Producteur, société Caury Films) ont organisé le tournage d'un documentaire fiction retraçant l'histoire originale de l'occupation humaine de cette île située à environ 200 Km à l'Est de l'île des Pins.  Le chargé de mission "oiseaux marins" de la SCO a ainsi pu réaliser une session de travail intensif sur cette île inaccessible aux falaises vertigineuses, avec l'appui de Cyrille Huruguen (Cagoutrek), en charge de la logistique de l'expédition sur place ainsi que du skipper du cata Bamboo Free, Pierre-Philippe Avron. La mission a permi de constater la présence du Rat du Pacifique Rattus exulans, en accord avec l'occupation humaine ancienne du site (700 ans avant JC) constatée par l'archéologue calédonien Christophe Sand et son équipe  (Jacques Bolé et John Ouetcho). Ce rat originaire d'Asie du SE fut introduit à travers tout le Pacifique, et est tristement connu des ornithologues pour être un prédateur des oeufs et poussins des oiseaux marins, en particulier des phaétons. Julien Barrault du CIE a par ailleurs pu constater les dégats provoqués par le Faux mimosa Leucaena leucocephala et le Tecoma Tecoma stans, qui envahissent peu à peu toute l'île, appauvrissant la biodiversité végétale mais aussi la disponibilité en sites de nidification pour les frégates et les fous à pieds rouges. Le travail sur l'avifaune a permi de dénombrer entre 12000 et 13000 couples d'oiseaux marins nicheurs appartenant à 9 espèces. Le site est d'importance internationale pour le Fou brun, le Fou à pieds rouges et le Phaéton à brins rouges, probablement aussi pour la Gygis blanche et la Frégate du Pacifique.

L'île Walpole est reconnue comme étant une Zone d'Importance Internationale pour la Conservation des Oiseaux (ZICO/IBA). Cette mission a permis de préciser ce statut et la grande valeur de son patrimoine archéologique. Ce site exceptionnel devrait être classé en réserve naturelle intégrale et doté d'un plan de gestion comprenant la restauration écologique de l'île par la lutte contre les espèces envahissantes animales (rats) et végétales. Ses vestiges archéologiques exceptionnels mériteraient d'être classés monuments historiques calédoniens.











La Gygis blanche Gygis alba ne niche en Nouvelle-Calédonie que sur les îles éloignées Hunter et surtout Walpole. Entre 150 et 200 couples ont été dénombrés durant cette mission. Cette espèce tropicale a la particularité de ne pas construire de nid. Elle dépose son unique oeuf en équilibre à même une branche.


















Le mâle de la Frégate du Pacifique Fregatta minor possède une poche gulaire rouge, véritable baudruche naturelle, qu'il emplis d'air durant la parade nuptiale. L'île abrite de l'ordre de 500 couples de l'espèce et constitue l'un de ses principaux sites de reproduction dans la région.














Le magnifique Phaéton à brins rouges (aussi appelé Paille en queue à brins rouges) Phaeton rubricauda a une population de plus de 200 couples sur Walpole, ce qui confère au site une importance internationale pour l'espèce car celà représente plus de 1% du total de la population australasienne.












Poussin de Phaéton à brins rouges, agé de quelques jours









Plumes d'un poussin de Phaéton à bec jaune Phaeton lepturus trouvées sur un cadavre gisant dans un nid vide. Le fourreau sectionné est typique d'une prédation mammalienne, ici Rattus exulans, le Rat du Pacifique, hyperabondant sur Walpole. Une étude réalisée à Hawaï a déterminé que ce rat pouvait prédater jusqu'à 100 % des couvées de phaétons lors d'années de sècheresse, et couramment entre 40 et 60 % des nichées. Durant la mission, un cadavre d'adulte de ce même phaéton a été trouvé dans une cache contenant par ailleurs une grande quantité de graines de Pandanus tectorius, portant toutes la traces des dents du rat. Il s'agissait clairement d'un gîte  d'alimentation du rongeur.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 08:33
Ils sont de retour ! L'immuable ballet de la migration des puffins à bec grêle a repris dans les eaux de notre lagon. Les premiers d'entre eux ont été observés à partir du 14/09 au large de Poindimié et de Lifou (merci Olivier !). Ces photos prises samedi 18/09 à Poindimié montrent quelques groupes de plusieurs dizaines de puffins en vol vers le sud.

Dans les semaines à venir ce sont des millions de ces voyageurs qui longeront nos côtes en route pour leurs terres de naissance de Tasmanie et du sud-ouest de l'Australie. Un périple annuel qui les mène en avril vers les côtes du Japon puis du Détroit de Béring avant une vertigineuse descente le long de l'Amérique du Nord et enfin la traversée du Pacifique pour le retour aux colonies à partir de septembre. C'est au cours de cette traversée que les puffins croisent la Nouvelle-Calédonie pour quelques heures, en la contournant par la côte est et le sud.

Ce spectacle totalement méconnu est un des plus incroyables qui soient surtout du côté de Yaté où par vent favorable les oiseaux peuvent se compter par milliers à la minute au-dessus du lagon. Une procession ininterrompue qui étaient, jusque récemment, presque ignorée des ornithologues calédoniens !

Pour en savoir plus sur le Puffin à bec grêle - Puffinus tenuirostris : link (site en anglais)
ATTENTION, il ne faut pas le confondre avec le Puffin fouquet ou Puffin du Pacifique qui se reproduit chaque année sur nos îles et îlots !

A VOS AGENDAS : la SCO organise le 31 octobre 09, une matinée d'observation des puffins à bec grêle depuis Poindimié et Yaté.
Pour Yaté : RDV à 7h sur le parking du supermarché Casino de la Coulée (Mont-Dore)
Pour Poindimié : RDV à 8h sur le parking du supermarché Poindimié Discount



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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 08:02
La SCO aura de nouveau un espace d'expression sur Radio Nouvelle-Calédonie dans le cadre de l'émission "Tamanou" proposée par Henri Wayéwolle.
Les espèces d'oiseaux menacées de notre île feront la une :
  • jeudi 10/09 : les espèces en danger critique d'extinction et aujourd'hui supposées disparues
  • vendredi 11/09 : le Méliphage noir, lui aussi en danger critique d'extinction
  • lundi 14/09 : la Sterne néréis et ses très rares colonies du lagon
  • vendredi 18/09 : le Merle des îles, qui n'est plus connu que d'une île dans le Nord de la Nouvelle-Calédonie
Rendez vous chacun de ces jours à 5h10, 7h45 et 11h12

(ci-dessous les fantômes des forêts de Nouvelle-Calédonie, de g. à dr., le Râle de Lafresnaye, l'Egothèle calédonien et le Lori à diadème, qui n'ont plus été observés depuis des décennies...)






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Présentation

  • : Le blog de la Société Calédonienne d'Ornithologie
  • Le blog de la Société Calédonienne d'Ornithologie
  • : La Société Calédonienne d’Ornithologie (SCO) est une association qui travaille depuis 50 ans à la conservation des oiseaux en Nouvelle-Calédonie.
  • Contact