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Société Calédonienne d'Ornithologie

A la recherche du Pétrel de Gould en Nouvelle-Calédonie

La Société Calédonienne d’Ornithologie a débuté en partenariat avec le Centre d’Etudes Biologiques de Chizé un programme de recherche novateur de 24 mois sur la seule colonie de reproduction du Pétrel de Gould connue et localisée en Nouvelle-Calédonie.

Les pétrels sont des oiseaux marins pélagiques qui fréquentent la haute mer en dehors  de la période de reproduction. On dénombre de par le monde plus d’une centaine d’espèces de pétrels. Des 34 espèces qui appartiennent au genre Pterodroma, le genre qui compte le plus d’espèces, 74% sont classés à différents niveaux de menaces avec 3 espèces ‘‘Proches de  menacées‘‘, 11 espèces ‘‘Vulnérables‘‘, 8 espèces ‘‘En danger‘‘ et 3 espèces ‘‘Critiques‘‘ (IUCN 2007). Le Pétrel de Gould Pterodroma leucoptera est considéré appartenir au sous-genre Cookilaria.

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Initialement, cette population calédonienne a été découverte par l’expédition de la Witney dans les années 30 avec un spécimen collecté par MacMillan en 1931 sur le Mont Panié. Mais c’est R. de Naurois qui a retrouvé une colonie de cette espèce entre 1971 et 1978. Il faut attendre 1994 pour que les prospections reprennent et que la colonie soit retrouvée sous l’impulsion de Vincent Bretagnolle, actuellement Directeur de Recherche au Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CNRS) avec l’aide et les conseils de deux naturalistes passionnés locaux F. Hannecart et Y. Letocart.

DSCF0030 Cette espèce est qualifiée de "Vulnérable" du fait d'une aire restreinte de nidification, d'un petit nombre de sites de reproduction, et du déclin en raison de la prédation par des mammifères introduits et/ou des activités anthropiques. Bien que la population reproductrice australienne est en augmentation grâce à des mesures de conservation, la population néo-calédonienne est en déclin depuis le dernier quart du XXième siècle. La population mondiale est estimée à 3,000-21,000 individus, équivalent à 2,000-14,000 individus matures (V. Bretagnolle in litt 1999, 2000;. Garnet et Crowley 2000, Priddel et Carlile 2007). 

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Ce programme débuté fin 2012 a pour ambition de géolocaliser des zones de reproduction suspectées, d'étudier la distribution des colonies, d'améliorer les connaissances sur l'espèce (phénologie, comportements, vocalises, déplacements alimentaires, etc...), d'augmenter le succès reproducteur par une régulation des prédateurs introduits et pour finir de développer des outils permettant la prise en compte de cette espèce dans les politiques d'exploitation minière sur la Grande Terre (destruction de l’habitat de nidification; mortalité par collision sur les éclairages).

Il s‘agit d'un travail d'évaluation despopulations et d'élaboration d'un référentiel de mesures de gestion conservatoire.

Ces travaux de recherche sont financés par le GIPCNRT « Nickel et son environnement » pendant toute la durée du programme et seront soutenus par TE ME UM en 2014.

Contact :

Société Calédonienne d'Ornithologie

ludovic.renaudet@sco.asso.nc

Tél : ( +687) 23.33.42

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