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Double sauvetage en ce début de semaine à Poindimié !
Un Martin-chasseur, retrouvé légèrement blessé (et trempé) dimanche 18 octobre à la tribu de Pombeï (Touho), a été relâché lundi à Poindimié après une bonne nuit de séchage et quelques points de
sutures administrés par Olivier Vilain, vétérinaire à la DDEE Province Nord de Poindimié.
(non, ce n'est pas une roussette !)
Puis c'est un Pétrel de Tahiti, probablement un jeune, qui a été trouvé le lendemain dans les alentours de Poindimié et apporté au même vétérinaire. En bonne forme, il a été relâché avec
succès ce mardi midi depuis les hauteurs du plateau de Tié, grâce au relais de Martin Brinkert (photos : "échauffement"... à vos marques, prêt... lâcher !).
Merci aux sauveteurs et bénévoles !
Depuis 2 ans, aux côtés des Provinces Nord et Sud, la SCO a engagé un travail de réflexion pour la préservation de deux des principaux massifs forestiers de la Chaîne centrale, récemment désignés
d’Importance pour la Conservation des Oiseaux et de la Biodiversité.
Le plus au nord de ces 2 sites est le Massif des Lèvres, qui couvrent une surface de 36 000 hectares entre la Koné-Tiwaka, le littoral de Touho et la vallée de la Tipindjé en limite de Hienghène.
Ce massif culmine au Mont Katalupaïk et constitue le deuxième plus grand ensemble de forêts humides de toute la Province Nord. Il abrite notamment les Cagous les plus au nord de la Calédonie et
d’importantes populations de la rare Perruche de la Chaîne.
Le deuxième site est le massif des Monts Nakada et Do, qui sétire sur 27 000 hectares à cheval sur la frontière Province Nord / Province Sud, entre les communes de Canala, Thio, Boulouparis et La
Foa. Les forêts humides de ce massif hébergent en particulier la population naturelle de Cagous la plus importante de Calédonie.
L’objectif sur ces deux grands sites est d’établir un plan d’actions pour assurer la préservation de ces richesses naturelles, avec une implication étroite des populations locales dans le choix
et la mise en œuvre des actions à conduire.
Ces choix et actions de gestion à définir peuvent être par exemple : l’organisation d’une régulation des cerfs et cochons qui dégradent à la fois les forêts mais aussi les cultures autour des
tribus, un engagement sur des zones de non-feux ou encore le développement d’initiatives de reboisement. Ce peut être également la mise en place de projets écotouristiques ou même d’une gestion
concertée de la chasse et la création de réserves, pour ne pas mettre en péril des espèces telles que les Notous ou les Roussettes.
Actuellement nous sommes dans une phase de rencontre et de travail avec les principales tribus concernées : Bopope, Pombeï, Tiwaé et Poyes pour le Massif des Lèvres ; Mia, Tenda-Kopelia, Windo,
Kouaré et Ouipoin pour le Massif du Nakada-Do. Ce travail participatif avec les tribus devra ensuite être mis en commun et consolidé à l’échelle de chaque massif au sein d’un Comité local de
gestion, réunissant des représentants de l’ensemble des acteurs locaux concernés : coutumiers, communes, propriétaires privés, services provinciaux et gouvernementaux concernés.
Les plans d’actions participatifs ainsi construits et validés serviront de guides pour une gestion durable et partagée des ressources naturelles et de la biodiversité.
Consultez les albums-photos des 2 premiers ateliers participatifs organisés les 17 et 18 octobre avec les tribus de Bopope et Pombeï :
AtelierBopope
AtelierPombe-
La SCO vient d’organiser en septembre-octobre 2 stages de formation à l’ornithologie de terrain dans la chaîne, à l’attention des personnes des tribus qui nous guident lors des
suivis oiseaux (parcours de points d’écoute toutes espèces et cagous). Ils s’adressaient tout particulièrement aux guides des tribus du Massif des Lèvres (région de Touho) et du Massif du
Nakada-Do (Canala-La Foa), les deux Zones d’importance pour la conservation des oiseaux sur lesquelles nous sommes actuellement en charge de réaliser des plans de gestion et des suivis
« participatifs », c'est-à-dire en impliquant au maximum les populations locales concernées.
Les personnes qui nous accompagnent dans la chaîne connaissent souvent déjà bien les oiseaux, mais pas forcément toutes les espèces, et n’appréhendent pas le réel intérêt des suivis ni leur
démarche scientifique. L’idée était donc qu’ils participent à ce stage pour approfondir leurs connaissances des oiseaux de la chaîne, des problématiques de conservation, et surtout leur permettre
de s’approprier les méthodes de suivis mises en œuvre sur le terrain : rôle de bio-indicateurs des oiseaux, intérêt et objectif des suivis, choix des protocoles… Les stages se sont déroulés
sur 3 jours, dont 3 matinées de terrain ciblées sur la reconnaissance de toutes les espèces (surtout par leurs chants et cris) et sur la réalisation concrète de parcours de points d’écoute avec
remplissage de fiches de relevés, complétées d’une formation à la lecture de cartes, boussole, GPS… Les après-midi et soirées étaient réservées à des présentations en salle, à une analyse des
données récoltées sur le terrain et à la projection de films sur les thématiques abordées.
Les futurs suivis permettront donc, avec ces guides formés et motivés, un meilleur partage des enjeux et des taches à accomplir sur le terrain. A terme, certains d’entre eux pourront prendre en charge pleinement des suivis pour démultiplier les données et asseoir un objectif essentiel de notre projet : sa prise en charge locale. Ces personnes seront aussi de très bons relais en tribus de la démarche de connaissance et de préservation. Certains qui sont ou seront guides touristiques pourront également utiliser leurs connaissances pour les faire partager aux visiteurs.
Nous avons associé à ces formations des personnes travaillant avec des structures partenaires mettant également en place des démarches de conservation, de valorisation et de suivis sur d’autres massifs.
La première session de stage s’est ainsi déroulée du 14 au 17 septembre au gîte de Thoven de la tribu de Tiendanite, en pleine forêt, à 1h de piste de Hienghène, au milieu des Pigeons verts et des Notous ! Elle a rassemblé 6 guides Massifs des Lèvres (tribus de Bopope, Pombeï, Kokingone et Tiouaé) mais a également profité à 6 guides du Massif du Mont Panié (tribus de Tao, Bas Coulna et Haut Coulna) en partenariat avec Dayu Biik et Conservation International (dont un chargé de mission était présent).
La deuxième session s’est déroulée du 5 au 8 octobre à Farino et au Parc des Grandes Fougères, cette fois au royaume des perruches et des cagous (une vingtaine de cagous entendus sur un point d’écoute au lever du soleil dans le parc !). Ce stage a réuni 16 personnes : 9 guides du Massif du Nakada-Do (tribus de Mia, Nakety-Kopelia, Windo, Kouaré, Ouipoin) mais également 4 agents du Parcs des Grandes Fougères, 2 guides de Farino et une Garde Nature Milieux terrestres de la Province Sud.
Ces deux stages se sont très bien déroulés, et dans des conditions idéales quant aux lieux qui nous ont accueillis. La motivation et les compétences avérées des stagiaires ou encore l’ambiance conviviale de ces stages ont permis de créer des liens solides entre nous et les guides, et entre les guides, présageant d’une bonne contribution de ce type d’évènement à la création de dynamiques locales pour la préservation des oiseaux et des forêts.
Les médias ont largement relayé ces évènements : 2 reportages pour le journal TV de RFO, 1 chronique Tamanou sur RNC, un article
sur Les Nouvelles Calédoniennes. A Farino, la fin du stage a rassemblé toute l’équipe avec des élus et des salariés du Syndicat Mixte des Grandes Fougères, de Farino et de Moindou.
Consultez les albums photos des 2 stages et lisez l'article des "Nouvelles" !
StageTovhen
StageParcGrandesFoug-res
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