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Jeudi 31 janvier 2013 4 31 /01 /Jan /2013 23:15

 

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Compter les oiseaux, une activité en vogue…

Le programme STOT-NC est un programme de suivi des populations d’oiseaux terrestres de Nouvelles Calédonie lancé par la SCO (Société Calédonienne d’Ornithologie) en 2010. Ce programme consiste à compter les oiseaux terrestres, grâce à un protocole standardisé, à travers tout le territoire grâce à l’implication d’un réseau de bénévoles formés. L’objectif final est de pouvoir donner des indicateurs de santé des populations d’oiseaux terrestres de Nouvelle Calédonie et ainsi de mieux les protéger sur le long terme.

Afin de constituer ce réseau de bénévoles la SCO propose depuis deux ans un programme de formations à l’identification (visuelle et auditive) des oiseaux, destinées à tous ceux qui souhaitent s’investir dans ce programme. Les formations sont en effet gratuites et ouvertes à tous, quelque soit le niveau de connaissance initial sur les oiseaux. Bien sûr il est par contre indispensable d’avoir une bonne dose de motivation et de passion pour la nature calédonienne !

Pour la troisième année consécutive donc, la SCO propose une série de journées de formation qui seront dispensées en Province Sud mais aussi en Province Nord. Le programme se divise en 4 sessions réparties entre les mois de mars et septembre ; toutes sont obligatoires et permettent un apprentissage progressif et régulier des chants d’oiseaux et du protocole de suivi. Chaque session se déroule sur la journée du samedi (et sur le week-end entier pour la 3ème session) et est composée d’une partie en salle et d’une sortie sur le terrain dont le lieu varie à chaque session.

Si vous êtes intéressés pour participer à ces formations ou si vous souhaitez obtenir des informations complémentaires, vous pouvez contacter la SCO au 23.33.42 ou à l’adresse mail stot.nc@sco.asso.nc.

Attention les inscriptions seront clôturées le 1er mars 2013.

 

 Calendrier prévisionnel des dates des formations STOT-NC 2013

 4 Sessions Province Sud

n°1 16/03/13

n°2 01/06/13

n°3 27 et 28/07/13

n°4 14/09/13

4 Sessions Province Nord

n°1 13/04/13

n°2 08/06/13

n°3 10 et 11/08/13

n°4 28/09/13

 

Par SCO - Publié dans : Actualités
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Lundi 14 janvier 2013 1 14 /01 /Jan /2013 20:55

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Je suis le chat qui s’en va tout seul et tous lieux se valent pour moi. Hommage à Michel Pascal 

Nous apprenons avec tristesse la disparition soudaine, à l’âge de 65 ans le 5 Janvier, de Michel Pascal, directeur de recherche à l’INRA. Un personnage inclassable, quelque part entre Georges Brassens et le commandant Charcot. Derrière la barbe et la bouffarde, se cachait avec tact et humilité un chercheur innovant et créatif, l’un des meilleurs spécialistes internationaux des invasions biologiques. Avec son équipe, il a été pionnier en France dans la lutte contre les prédateurs introduits envahissants dans les écosystèmes insulaires (rongeurs en particulier), ainsi que dans l’évaluation de l’impact sur les écosystèmes natifs: des îlots bretons aux îles Lavezzi (Corse), de la Guadeloupe à la Tunisie, la liste des réalisations anciennes ou récentes de « ratator » est longue, et force le respect.

 

Ua Huka (Marquises) octobre 2008

 

Dans le Pacifique, il fût de l’expédition menée en 2005 par Jean-Louis Etienne sur l’atoll de Clipperton, ainsi que de l’expédition Santo 2006 (MNHN), au Vanuatu. Il travaillait beaucoup en Polynésie, en coopération avec la société d’ornithologie (SOP- Manu), qui organisa notamment en Octobre 2008 une mission de 3 semaines sur l’île d’Ua Huka (Marquises), pour la dératisation de l’îlot Teuaua (conservation de la Sterne fuligineuse ; mission incluant la SCO). En Nouvelle-Calédonie, son équipe a participé à la planification de l’éradication des rongeurs introduits sur l’île Surprise (programme IFB 2001-2003 de F Courchamp CNRS). Michel Pascal sera en 2005-2006 l’un des référents de l’expertise collégiale « espèces envahissantes » (IRD). C’est avec disponibilité et simplicité qu’il a soutenu depuis 2009 le travail de la SCO: conseils techniques, relectures de rapports, stockage à son laboratoire, puis caractérisation génétique des échantillons de rongeurs (pour le plan de biosécurité des îlots dératisés). Nous travaillions ensemble à son implication dans l’étude de faisabilité de l’éradication de la Souris domestique sur l’île Longue (Chesterfield).

 

La biodiversité de Nouvelle-Calédonie perd un de ses meilleurs défenseurs. L’un des trop rares chercheurs à avoir dénoncé le désastre écologique de la destruction des espèces endémiques de la Grande Terre par l’exploitation minière et les espèces invasives. Car « ratator » avait la franchise de ses convictions, assumant le débat de société difficile et souvent public relatif aux espèces envahissantes, et plus largement à la protection de la Nature. Rappelons aussi son action pour la protection des cétacés à la Commission Baleinière Internationale, ou encore pour la réserve naturelle des Terres Australes, comme président du comité de l’environnement de l’Institut polaire français Paul Emile Victor (IPEV). Nombreux sont les naturalistes associatifs, notamment outre-mer, à avoir apprécié ce directeur de recherche atypique et chaleureux, grand amoureux des îles. Passer une soirée à bavarder avec Michel était l’occasion de se coucher un peu moins bête. C’est bien l’homme que nous tenons à saluer ici, et à remercier pour son action. Le « polaire » si attaché aux Terres Australes (ancien hivernant aux Kerguelen), le voyageur curieux de tout fait d’un bois ultramarin aux racines insulaires, de ceux « un peu rustique un peu brut, dont on fait n’importe quoi sauf naturellement les flûtes » comme dit la chanson. Nuls doutes que nous serons nombreux à suivre autant que faire se peut sa trace, celle d’un engagement ferme passant par les chemins rigoureux de la connaissance, pour la protection de la Nature et le respect des beautés de notre planète.

Quelques références liées aux travaux de Michel Pascal (non exhaustif):

 

Pascal M. 1980. Structure et dynamique de la population de chats harets de l'archipel des Kerguelen. Mammalia, 44 (2), 161-182

Pascal M. 1983. L'introduction des espèces mammaliennes dans l'archipel des Kerguelen (Océan Indien Sud): impact de ces espèces exogènes sur les milieux insulaires. Comptes rendus de la Société de Biogéographie, 59 : 257-267

Pascal M. 1994 « Je suis le chat qui s'en va tout seul et tous lieux se valent pour moi ». Le Courrier de l'Environnement de l'INRA, 23 : 68-70 

Chappuis JL, Barnaud G, Bioret F, Lebouvier M et Pascal M. 1995. L’éradication des espèces introduites : un préalable à la restauration des milieux insulaires. Cas des îles françaises. Natures, Sciences, Sociétés, Hors Série, pp 51-65. 

Lorvelec O et Pascal M. 2005. French attempts to eradicate non-indigenous mammals and their consequences for native biota, Biological Invasions, 7 : pp 135-140 

Lorvelec O et Pascal M. 2006. Les vertébrés de Clipperton soumis à un siècle et demi de bouleversements écologiques. Revue d’écologie La Terre et la Vie, vol 61, pp 135-158 

Pascal M, Lorvelec O et Vigne JD. 2006. Invasions biologiques et extinctions : 11 000 ans d’histoire des vertébrés en France. Belin. 350 p

Pascal M, Lorvelec O, Barré N et de Garine-Wichatitsky M.2008. Espèces allochtones d'Espiritu Santo. Premiers résultats de l'expédition Santo 2006. Journal de la Société des Océanistes, 126-127,pp187-193

Pascal, M., Lorvelec, O., Bretagnolle, V. Culioli, J.M. 2008. Improving the breeding success of a colonial seabird: a cost-benefit comparison of the eradication and control of its rat predator. Endangered Species Research, 4, 267-277.

Pascal M. 2009. Les invasions biologiques : comprendre pour maîtriser, avant propos au dossier n°65, Octobre décembre 2009, revue "Pour la Science", avec plusieurs autres articles

 

Sur la Nouvelle-Calédonie

Pascal M, Barré N, de Garine-Wichatitsky M, Lorvelec O, Fretey T, Brecia F et Jourdan H.2006. les peuplements néo-calédoniens de vertébrés : invasions, disparitions, in les espèces envahissantes dans l'archipel néo-calédonien- expertise Collégiale, 2nde partie - IRD pp 111-153

Pascal M, Richer de Forges B, Le Guyader H, et Simberloff D. 2008. Mining and others threats to the New Caledonia biodiversity hotspot, Conservation biology, vol 22, n°2, pp 498-499

Richer de Forges B et Pascal M. 2008. La Nouvelle-Calédonie, un "point chaud" de la biodiversité mondiale gravement menacé par l'exploitation minière. Journal de la Société des océanistes, 126-127, pp 95-111

Pascal M et Richer de Forges B.2009. la biodiversité de Nouvelle-Calédonie menacée . Revue" Pour la Science" n°384, Octobre 2009, pp40-50.

 

Voir aussi le documentaire "Les rats , pirates des îles". PE Chaillon et E Vidal. 2010. CNRS Images.



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Dimanche 13 janvier 2013 7 13 /01 /Jan /2013 06:20

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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 02:32

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Les pétrels et les puffins, oiseaux pélagiques par excellence, appartiennent à la famille des Procellariidae. Parmi les 87 espèces actuellement recensées dans le monde (en excluant les prions et sachant que la taxonomie évolue), cinq pétrels et un puffin nichent en Nouvelle-Calédonie : le Pétrel de Tahiti Pseudobulweria rostrata (UICN : NT), le P hérault Pterodroma heraldica , le P de Gould  Pterodroma leucoptera (UICN : VU), le P à ailes noires Pterodroma nigripennis et le Puffin fouquet Puffinus pacificus (appelé aussi Puffin du Pacifique). Ce puffin forme de grandes colonies sur les îlots du lagon, qu’il anime bruyamment de ses chants plaintifs durant la saison chaude. On nomme d’ailleurs ce puffin « pétrel » sur le caillou. Les autres espèces, les « vrais » pétrels, sont moins connus du public car ils sont beaucoup moins nombreux et souvent bien plus discrets. Le P à ailes noires niche sur quelques îlots du lagon, tandis que le P hérault ne niche que sur l’île Hunter. Les pétrels de Gould et de Tahiti nichent dans les massifs miniers de la chaine centrale à travers la Grande Terre, ainsi pour le P de Tahiti que sur certains îlots rocheux du lagon, en particulier ceux similaires aux massifs miniers.

La Calédonie est un territoire important pour la conservation de ces espèces : avec plus d’un demi-million de terriers répertoriés sur les îlots, le lagon abrite plus de 10% des effectifs mondiaux de Puffin fouquet. Les populations calédoniennes du Pétrel de Gould et du Pétrel de Tahiti sont les plus importantes connues actuellement, comprenant plusieurs milliers d’individus, de l’ordre de 5000 à 10 000 pour chaque espèce. Le caillou est donc une véritable « population source » pour ces deux oiseaux menacés : largement plus de la moitié des effectifs mondiaux actuellement connus, et peut être même plus des deux tiers…

L’espace maritime de la Nouvelle-Calédonie, son lagon et ses îlots, ses atolls et  îles éloignées, constitue une zone clef pour l’alimentation et la reproduction de plusieurs centaines de milliers de puffins et de pétrels. Si nous ne naviguons pas beaucoup, il y a un seul moment durant lequel nous pouvons les rencontrer le long de nos côtes : la période de reproduction. Ces oiseaux marins ont la particularité de nicher dans des terriers, creusés dans le sable, ou utilisant des anfractuosités entre des blocs rocheux ou de grosses racines, sur les  îlots ou dans la chaîne centrale de la Grande Terre. Ils sont très sensibles aux prédateurs terrestres introduits, présents par milliers à travers la Nouvelle-Calédonie : chats, chiens errants, rats (par dizaines de milliers !), cochons. Sur les îlots et îles éloignées, les dérangements humains, et parfois la destruction volontaire des terriers et des puffins, s’ajoutent à l’introduction des rats ou encore aux chiens qui divaguent. Pour les pétrels nichant dans la chaîne, P de Gould et P de Tahiti, l’autre menace majeure est la destruction de l’habitat de reproduction par l’exploitation minière et les feux de brousse.

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Enfin, la pollution des océans et la surpêche industrielle sont de fortes pressions globales s’exerçant sur les zones marines d’alimentation. La liste est donc impressionnante des pressions qui s’exercent sur l’intégralité de la population de ces espèces.

Mais ce n’est pas tout. Une menace plus localisée, plus inattendue aussi, mais néanmoins destructrice, vient achever le parcours du combattant des pétrels et puffins dans leur vol au sein d’un monde dominé par les activités humaines : la pollution lumineuse.

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Lors de leur retour à terre depuis la mer, ou encore suite au premier envol de poussins encore inexpérimentés, ces oiseaux se cognent contre les lumières des éclairages publics, des chantiers et navires miniers et même parfois des maisons ou des voitures. Curiosité naturelle ? Sensibilité à la lumière liée à une alimentation composée en partie d’organismes marins émettant de la lumière (bio luminescence), qu’il faut capturer la nuit lorsqu’ils remontent vers la surface ? Les causes ne sont pas clairement établies mais les faits sont là : de par leur biologie d’oiseaux aussi bien diurnes que nocturnes, les pétrels et puffins sont naturellement attiré par les lumières électriques, et s’échouent régulièrement dessus.  Une aile cassée, un choc violent à la tête, et c’est la mort à plus ou moins court terme. Un marin qui ne reprendra plus la mer. L’accident est souvent favorisé par une météo maussade et pluvieuse qui perturbe l’orientation des oiseaux. C’est une menace certes inférieure aux grandes pressions globales mais contre laquelle chacun et chacune d’entre nous peut agir au quotidien. Depuis plusieurs semaines dans la région de Nouméa/Tontouta, les pétrels de Gould commencent à s’échouer au sol. Entre les conditions climatiques et les pollutions lumineuses, ils vont avoir fort à faire. Par conséquent, la SCO relance durant le prochain trimestre des actions de communication envers le grand public, les vétérinaires, les collectivités et les acteurs socioprofessionnels. Cela a débuté samedi dernier, lors de l'évènement planétaire, Earth Hour, organisé par le WWF pour promouvoir les économies d’énergie et la lutte contre le réchauffement climatique. La SCO est intervenue afin de sensibiliser aux pollutions lumineuses urbaines et industrielles, qui représentent tout à la fois un gâchis énergétique et une menace pour la biodiversité par leur impact sur ces oiseaux marins. Puis cela se poursuit lors de diverses réunions d'information tous publics des prochaines semaines.

Pour en savoir plus sur « SOS pétrels », vous êtes invités à la causerie du Parc zoologique et forestier le mardi 10 avril 2012 à 17h30 puis à la réunion d’information des bénévoles, actuels et futurs, le lundi 16 avril dans les locaux de la SCO – Résidences Magenta – Bâtiment P2 – 41 rue du 18 juin – 98803 Nouméa Cedex Tél/ Fax : 23.33.42. N’hésitez pas à nous contacter si vous trouvez un oiseau blessé (mettez le au calme dans un carton). Et n’oubliez pas de fermer les lumières extérieures la nuit, d’autant plus si vous habitez près de la mer. Un geste simple, une économie d’énergie (et d’argent) doublée d’une action bénéfique pour la biodiversité. Pourquoi s’en priver ?  

Par SCO - Publié dans : Opération SOS Pétrels
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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 01:37

009.JPGUne trentaine de personnes s'est donnée rendez-vous samedi 24 mars matin à l'université de Nouville pour parler...oiseaux, bien sûre ! Mais pas de n'importe quelle manière. Pour cette première session de formation sur le suivi temporel des oiseaux terrestres de Nouvelle-Calédonie (STOT-NC), nos bénévoles ont pu réviser les bases sur l'identification de la plupart des oiseaux terrestres de Nouvelle-Calédonie, puis commencer à exercer leurs oreilles à la reconnaissance, au chant, de ces mêmes oiseaux. C'est un exercice beaucoup plus difficile...N’est-ce pas ??? Ne vous inquiétez pas avec de l'entraînement, de bons outils pédagogiques et nos formateurs de choc, nous ne pouvons que progresser. Après cette matinée en salle, rien de tel que de l'exercice de terrain sur le Mont Kogny. Trois groupes sont partis se balader en forêt, écouter et reconnaître l'avifaune qui peuple nos forêts. Quelle superbe après-midi, même si les premières séances peuvent être un peu déstabilisantes, elles restent de bonne expérience pour être au contact avec cette belle nature néo-calédonienne. Vers 16h30/17h chacun est rentré à la maison en attendant avec impatience la prochaine session de mai. Bonnes écoutes à tous et à la prochaine.

Par SCO - Publié dans : Vie associative
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